Pitch and Putt pour tous
Le Pitch And Putt Pour Tous

Acte IV

 

Scène I

Le retour de bâton.

 

Difficile pour certains très bons joueurs d’accepter l’échec sur un Pitch and Putt, sur un si petit parcours. Sur de si « ridicules » par 3.

Être ou ne pas être capables de résister à la pression.

To be or not to be…

J’ai assisté plusieurs fois à des « pétages de plombs » d’excellents golfeurs parce qu’ils avaient raté des coups.

Parce qu’ils avaient moins bien joué et scoré que sur un « grand » parcours.

D’autres avaient mal supporté de se faire battre par de moins bons golfeurs, ou de s’être fait « ridiculiser » sur certains trous par des débutants…

En tout cas c’est comme cela que certains l’ont pris.

Et je ne les ai plus jamais revus.

Difficile également de faire comprendre et accepter aux frappeurs et adeptes des pleins coups de bois ou de fers (ce que nous sommes tous volontiers), qu’il n’est pas indispensable de pouvoir envoyer la balle à plus de 200, voir 250 mètres, ou toucher un green à 180 mètres pour bien jouer au golf.

 

 

Scène II

Ce que les grands champions savent…

 

Certes, le grand jeu est important et contribue fortement à la réussite, mais il ne fait pas tout.

Avez-vous déjà noté sur votre carte combien vous aviez touché de fairways et de greens en régulation sur un parcours. Faites-le, vous serez assurément surpris.

Être ou ne pas être capables de compter

To be or not to be…

Moi, ce qui me surprend le plus, ce sont les réponses que j’obtiens.

Surtout de la part des longs frappeurs…

Peuvent-ils être ou ne pas être objectifs.

To be or not to be…

Leur réponse va de 80 à 100%... greens touchés en régulation ???

Mooouuuais !

Aucun joueur, même les plus grands des champions, ne sera capable de toucher tous les greens en régulation (73% pour POULTER, 70% LEVY et JOHNSON en 2018). Dont acte !

 

 

Acte III

La paroisse du petit jeu…

 

Messieurs revoyez vos calculettes…

Aussi, mieux vaut savoir maîtriser tout ce qui tourne autour du green pour scorer.

Notez également votre nombre de putts, et d’approches/putt.

Là aussi, vous risqueriez d’être surpris.

Peut-être aurez-vous alors davantage envie de travailler votre petit jeu.

Il représente entre 70 % et 75 % des coups que vous allez jouer sur le parcours.

Eh oui ! vous ne le saviez (ou ne l’imaginiez) peut-être pas mais la « paroisse » du petit jeu concernera plus des deux tiers de votre carte de score.

La moitié des coups (moins si vous êtes très fort) étant déjà pris par… le putting, comme je l’évoquais précédemment.

Les 20% restant étant les attaques de greens à moins de 90 mètres du drapeau. Et le chipping autour des greens. Donc du pitching* et du chipping*.

Vous rendez-vous compte, plus de 70% de votre carte de score sera représentée par le Pitch ... and (le) Putt… c’est énorme.

Donc y exceller sera primordial, et une avancée énorme pour vous tous.

 

 

 

Scène IV

Un monde parfait ?

 

Alors le Pitch and Putt, serait-il à même de procurer du plaisir à tout le monde et de nous aider à mieux jouer ?

To be or not to be

Bien entendu, c’est une évidence qui en réalité… n’en est pas une.

En effet, s’amuser immédiatement et intensément en jouant au golf, ce devrait être merveilleux, idéal. Hors, comme vous le savez fort bien, l’idéal, tout du moins un « monde idéal », ce serait un monde utopique. Donc ça n’existe pas !

Et pourtant, si on s’en donnait vraiment les moyens…

Aussi, il ne faut pas trop rêver et encore moins croire au Père Noël, ce qui n’est plus de l’âge du golfeur.

D’ailleurs, quand on parle de l’âge du golfeur, peut-être l’ignoriez-vous, mais l’âge moyen en France est de 57 ans. Pas mal pour un sport.

Un sport de retraités ?

Non ! Il ne faut pas exagérer. La retraite c’est pour plus tard, bien plus tard… à 62 ans !

Cependant, à ma connaissance, c’est le seul sport au monde où l’on puisse commencer à jouer à partir de la presque… retraite. Et faire des compétitions, à tout âge, sans être ridicule, loin s’en faut.

Donc un monde parfait, où l’on jouerait un golf idéal, ça existerait ?

 

Scène V

Le DON QUICHOTTE…

 

C’est probable, mais pas certain, sinon ça se saurait...

Et justement le problème du Pitch and Putt, « la paroisse » du petit jeu, il est là.

C’est que ça ne se sait pas...

Mais pas du tout !

A tel point que quand un joueur vient jouer sur une petite structure, qu’il appellera toujours un « Pitch and Putt », en réalité il jouera sur un… « Compact ».

C’est une énorme confusion qui est à l’origine de beaucoup d’incompréhensions et du manque d’engouement pour cette discipline, en laquelle je crois fermement et que je défends bec et ongles.

Mais j’ai un peu trop souvent l’impression de faire le DON QUICHOTTE et de me battre contre des moulins à vent... (et non des boules… avant !).

Il faut dire, qu’au CPPF, nous ne sommes pas trop aidés (sans jeux de mots)…

Mais ceci on y reviendra plus tard.

 

Fin de l’acte IV.

La suite dans l’acte V

 

JF GRELET

 

*Le Pitching étant tout ce qui se joue pour attaquer le green à moins de 100 mètres. En général on joue ce coup avec un « Pitch » c’est-à-dire un club d’une ouverture de 46° à 49°.

 

*Le Chipping (ou approche). Attention, ne pas confondre avec le « chipping », sport National, qui consiste à ramasser (et mettre dans la poche) une balle qui ne vous appartient pas...

Donc le Chipping (le vrai) étant tous les coups que vous allez devoir exécuter à quelques mètres autour du green, quand la balle ne repose pas sur ce dernier. Logiquement, vous ne pourrez plus utiliser le Putter, donc vous jouerez le coup avec un club. Le choix de ce club se faisant en fonction du résultat que vous recherchez.

Si c’est pour faire voler la balle, vous utiliserez plutôt un Sand-Wedge (club très ouvert) ou un 52°.

Et si c’est pour faire rouler la balle sur le green, vous utiliserez alors un club plus fermé.

L’objectif étant de s’approcher le plus près du trou (voire de rentrer directement la balle) pour faire approche/putt. Donc 2 coups maximum. C’est un coup qui paraît simple mais qui en réalité demande beaucoup d’entraînement et de dextérité.

Acte III

 

Scène I

Questions pour un champion.

 

Il paraît que pour bien jouer au golf il ne faut pas réfléchir.

Possible pour la carte de score et le jeu, mais dommage pour l’esprit.

C’est peut-être pour cette raison que je ne serai jamais un champion. Je dois trop réfléchir !

Ou trop penser... Cogito ergo sum ! (Je pense donc je suis)

C’est comme pour cette question qui me taraude l’esprit depuis que j’ai repris le golf.

Doit-on être ou ne pas être… un champion pour pratiquer cette discipline à part entière, qu’est le Pitch and Putt?

To be or not to be…

 

 

Scène II

P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non

 

A question de « Grand Breton », réponse de « Normand... »

Par expérience, je vais vous dire « oui ». Bien évidemment !

En effet les très bons joueurs peuvent y exceller en s’amusant énormément.

Et surtout en continuant à se perfectionner dans le petit jeu.

Les meilleurs d’entre nous jouent très régulièrement sous le par. Certains internationaux de la discipline arrivent même à envoyer sur les parcours des -10/-12 !!! Essayez donc d’en faire autant sur un 18 trous…

Et nos deux meilleurs Français ont des index P&P inférieurs à -6. Énorme !

 

J’entends déjà certains d’entre vous marmonner en fronçant des sourcils, « un index P&P, mais de quoi il nous parle celui-là ? Et puis quoi encore !»

Il faut savoir que dans notre beau pays, c’est le Comité de Pitch and Putt France (le CPPF) qui organise la grande majorité des compétitions dans cette discipline. Ce Comité a adopté les règles internationales de la FIPPA (the International Pitch and Putt Federation).

Chaque joueur devra jouer avec 2 ou 3 clubs (suivant son niveau de golf ou son âge) plus un putter. Idéal pour apprendre à attaquer le green avec des (petits) fers. Et maîtriser le putting.

Chaque joueur dispose également d’un index spécifique Pitch and Putt. Celui-ci au départ est calculé à partir de l’index FFG, puis évoluera au fur et à mesure des performances du joueur lors des compétitions que nous organisons. C’est ludique, super intéressant et motivant.

Fermons la parenthèse du CPPF.

 

Donc, pour terminer de répondre à la question initiale, « to be or not to be… a good player ? », en toute logique, je vous répondrais aussi que « non ». Quand je vous dis que c’était une réponse de Normand…

En effet, il n’est pas forcément nécessaire d’être un bon joueur pour s’amuser au Pitch and Putt.

Bien au contraire. Que vous soyez une femme, un enfant, un senior, ou un débutant, vous parviendrez tous à y performer très rapidement et même à rivaliser sur quelques trous avec les meilleurs. Ce qui soit dit en passant, serait impossible dans tout autre sport, à commencer par les 18 trous.

Donc ceci devrait être une excellente chose pour favoriser le développement du golf en France !

À méditer…

Donner immédiatement du plaisir aux potentiels et futurs golfeurs, c’est essentiel, et même, très certainement, le plus important…

Je reste persuadé qu’une grande partie de la clef du succès passera par là. Surtout si on veut attirer plus de joueurs vers notre sport favori, et en faire des adeptes.

 

 

Scène III

Tireurs d’élite.

 

Rentrer un birdie est toujours une satisfaction incommensurable et jouer le parcours dans le par est le graal de tout golfeur. Malheureusement, sur un parcours « traditionnel », seuls les index inférieurs à 4 (FFG) y parviendront en compétition, et encore, pas souvent.

Ce qui veut dire que dans notre sport favori, soit disant un sport pour tous, seuls moins de 0,5 % des golfeurs y parviendront. En gros, que les meilleurs, nos tireurs d’élite. Quel élitisme…

Or, c’est presque complètement l’inverse au Pitch and Putt, je parle bien toujours des départs oranges (du compact), les départs les plus « avancés ».

 

Scène IV

Au « royaume » du petit jeu.

 

Cela fait maintenant trois ans que j’organise des compétitions au « royaume » du petit jeu sur ma région, le 44 et la Bretagne. Je fédère sur cette région près de 300 joueurs adhérents et très certainement le double dans quelques mois.

Sur la Loire Atlantique (le 44) nous sommes un peu plus de 150 joueurs à venir « croiser les fers » régulièrement. Toujours le samedi, donc au cours de joutes « saturnales ».

Au début, ici, le meilleur index Pitch and Putt était de 2. Et maintenant, 3 ans plus tard, nous sommes plus d’une douzaine avec un index négatif. C’est-à-dire des joueurs qui jouent (très) régulièrement sous le par. 10% des joueurs avec un index négatif ? Impossible au golf traditionnel.

Nous avons même chez nous « le » joueur disposant du meilleur index France, -6,6 !

Et je peux vous assurer que nous nous amusons tous comme des petits fous.

Je peux vous assurer également que tous les autres joueurs y trouvent leur compte… de satisfactions et de plaisirs.

Mieux, les débutants y parviendront dès leur première compétition.

Et les voir faire un birdie n’est pas si rare.

Sur un ou sur plusieurs trous, un novice ou un enfant de 8/10 ans pourra faire aussi bien, voire « encore mieux », qu’un joueur confirmé ou d’un excellent niveau. A condition bien sûr que ce dernier ne se vexe pas…

 

Scène V

Mission très possible…

 

Très récemment j’ai d’ailleurs partagé ma partie avec 2 débutants, Jérémy et Alexandre, adorables, et la semaine précédente avec Gabriela, une très charmante jeune femme.

Tous, très heureux d’être là, mais un peu anxieux tout de même.

C’était leur toute première compétition (de golf).

Figurez-vous que tous les trois étaient parvenus à réaliser un birdie et plusieurs pars pour leur première.

J’étais super heureux pour eux et ils étaient plus que fiers de ce qu’ils venaient d’accomplir.

Il n’y avait qu’à voir leur sourire, leur fierté et leur joie après, au Club-House, et même des heures ou des jours plus tard.

D’autant qu’ils savaient très bien qu’ils ne pourraient jamais réitérer une telle performance sur un « grand » parcours avant des mois et des mois et bien des frustrations.

Pouvoir rivaliser avec un champion, même si c’est seulement sur quelques trous, fut extraordinaire, pour eux.

Si chez nous, c’est plus que possible, en revanche c’est « mission impossible » dans tous les autres sports, à commencer sur un grand parcours 18 ou 9 trous. Même pour Tom CRUISE... 

Malheureusement ceci peut porter préjudice au Pitch and Putt par rapport au « golf traditionnel ».

En effet, certains égos sont souvent mis à mal par cette discipline.

 

 

Fin de l’acte III

Acte IV à suivre.

 

JF GRELET

 

 

Acte I

Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas faire un compte-rendu sur ce qui s’est passé cette semaine lors d’une de nos compétitions de Pitch and Putt.

Point non plus d’humour ni de jeux de mots en cascades... Quoique.

Point de délires à la JF… Quoique.

Simplement un constat, personnel certes (donc qui n’engage que moi), mais un constat sur ce qui se passe chez nous, en France, dans le monde du golf et du Pitch and Putt.

Désolé pour ceux qui trouvent habituellement mes textes un peu, voire trop longs, car celui-ci le sera… encore plus !

Donc je l’ai scindé en plusieurs parties, ou plutôt plusieurs actes, de 2 pages chacun, ce qui rendra ce texte beaucoup plus… digeste.

Désolé également à tous ceux que cela va déranger.

Alors bonne lecture et surtout si vous commencez à me lire, essayez d’aller jusqu’au bout. Même si cela devra vous prendre la semaine…

 

Cette réflexion sur le golf, je l’ai intitulé :

To be or not to be !

 

Acte I

Scène I : on ne peut pas faire d’Hamlet, sans casser d’œufs.

 

Il a suffi de six petits mots à Shakespeare pour poser cette question universelle qui a fait le tour du monde. To be or not to be… autrement dit, être ou ne pas être...

Refrain universel de l’homme qui doute.

Imaginait-il, notre grand Shakespeare, à l’époque en 1599, que ce petit bout de phrase serait toujours tellement d’actualité, et ferait couler autant d’encre (à commencer par la mienne) encore quatre siècles plus tard ?

Je ne le pense pas.

Même si je sais que ce « grand Monsieur » de la littérature anglaise, ce virtuose, cet HOUDINI* des mots voulait en faire voir de toutes les couleurs à sa langue natale. Et paraît-il aussi à tous ses traducteurs !

C’est chose faite...

C’est dans l’acte III, scène I de « Hamlet », que William Shakespeare posait « la » question et intitulait fort justement cette scène la question des questions. Visionnaire quand même le bonhomme…

 

Scène II.

That is the question.

 

To be or not to be, est une question souvent douloureuse et y répondre, quel qu’en soit le sujet, peut rapidement devenir très embarrassant et pénible.

Ce qui serait exactement mon cas depuis que j’organise des compétitions de golf dans une spécialité que l’on appelle… le Pitch and Putt.

Oui, depuis 3 ans, je ne cesse de me poser cette question existentielle: le Pitch and Putt va t’il être ou ne pas être... l’avenir du golf ?

To be or not to be...

Autrement dit, that is the question !

J’ai bien ma petite idée sur la réponse, mais je dois malheureusement reconnaître que j’éprouve quelques difficultés à faire accepter mon point de vue. Et encore plus à comprendre la position qu’a adoptée sur le sujet la majorité des acteurs du milieu du golf, y compris les joueurs.

Voyez-vous, cela fait 13 ans maintenant que je joue au golf.

J’ai actuellement un index FFG de 6. Je suis même parvenu à passer 5,0 l’an dernier.

Pas mal pour le commun des mortels et pour un spécialiste du petit jeu !

Mais avant d’y parvenir, j’ai longtemps plafonné à 13. J’avais d’ailleurs atteint cet index dès ma 2e année de golf. Malheureusement quatre ans plus tard, j’étais toujours au même chiffre… porte bonheur.

A mon grand désarroi.

Tant et si bien que je fus rapidement confronté à un dilemme. Devais-je continuer et persévérer dans le golf, ou tout arrêter.

C’est alors que je me suis posé cette autre question. Est-ce que jouer au golf nécessite d’être ou ne pas être… un bon golfeur ?

To be or not to be...

Et si c’était le cas, ou pas, que faire ?

 

Scène III

Jeu de mot sur mes maux.

 

J’avais certes vite compris que je ne serais jamais pro, mais plafonner de la sorte et si vite à 13, je ne m’y attendais absolument pas.

Manque de puissance et de régularité étaient mes « maux ». Comme ceux de tous les golfeurs qui découvrent le golf sur le tard. Quand ce n’est pas qu’une fois arrivé à l’âge de la retraite.

Comme je ne trouvais pas de solutions à mes échecs répétés et à mon incompétence pour progresser, je me suis alors demandé si je pourrais, une fois contaminé par le virus de la petite balle blanche, être ou ne pas être… capable d’arrêter le golf.

To be or not to be

Aussi j’ai pris « la » résolution, avant de devenir complètement... fou et chauve, tellement je m’arrachais les cheveux après chaque mauvaise carte.

J’ai donc arrêté, à la naissance de mes enfants, jusqu’à leur majorité… 18 ans.

Me jurant de ne jamais recommencer. Et de ne surtout pas contracter à nouveau le fameux « virus ». Je me contentais juste, parce qu’on m’y invitait, à maltraiter la petite balle blanche (désormais aussi multicolore) une fois par an.

 

Scène IV

La curiosité n’est pas toujours un vilain défaut.

 

Puis un jour, la maladie aidant (une autre, bien plus maligne que le célèbre virus) et parce que je m’ennuyais à « mourir » devant la télévision, ou à faire des sudokus et des mots croisés, je me suis réessayé au golf sur… un practice.

Juste pour m’amuser et me détendre. Et avoir une activité.

Je décidais donc de me rendre dans un nouveau concept golfique de la banlieue Nantaise, une « petite structure » comme ils disent à la fédé. C’est-à-dire un golf avec un practice (comme partout) et un parcours 9 trous « Compact » et « Pitch and Putt ». Ce qui est déjà beaucoup plus rare.

Je n’avais encore jamais joué sur ce type de golf. Certes, j’en avais déjà entendu parler, mais pour moi c’était du charabia et pas vraiment du jeu de golf, tout du moins celui que j’avais pratiqué pendant 5 ans.

J’ai donc voulu par curiosité découvrir ce « petit » 9 trous.

J’ai commencé par faire comme tous les locaux, puisque, sur les recommandations de ces derniers, je suis parti des départs arrière, c’est-à-dire du « compact ».

Un excès de testostérone sans aucun doute…

Ou bien, le désir irrépressible, comme tout golfeur qui se respecte, de partir des départs les plus reculés !!!

Fort heureusement, curieux comme je suis, j’ai aussi voulu essayer les départs, mais cette fois-ci, avancés. Partir des (toutes petites) boules oranges, vous savez celles qui sont très discrètes, et dont on passe devant sans même les regarder. Celles que l’on pense réservées aux débutants et… aux femmes ???

Ces départs qui font entre 40 et 90 mètres maximum jusqu’au drapeau.

Et non les 100 à 150 mètres (parfois jusqu’à 220 mètres) des pars 3 d’un parcours « Compact », destinés aux hommes, les vrais !

Et là, ce fut la révélation.

 

Scène V

Le malade pas imaginaire.

 

J’ai de suite pris du plaisir à rejouer. Moi qui me pensais définitivement guéri du golf, je venais de le redécouvrir… ce golf plaisir. Celui qui m’avait tant fait défaut et manqué par le passé.

Résultat, 2 jours plus tard, je prenais un abonnement pour… 280€ les 6 mois, 2 à 3 fois moins cher qu’un abonnement sur un golf 18 trous. Idéal pour commencer, ou recommencer la pratique du golf.

J’étais devenu tellement accroc que je me suis « accroché comme une bernique* sur son rocher ». Je me suis entêté à jouer pendant plus de 5 ans sur cette « petite structure », dixit notre chère et incontournable FFG.

Et ce, sans aucun regret.

Mieux, avec énormément de plaisirs car en ce laps de temps, je gagnais 5 fois consécutivement le championnat du club.

Je gagnerai également 3 fois le championnat départemental et serai une fois vice-champion régional en individuel et vice-champion de France par équipe de Pitch and Putt. Ce qui faisait dire à mes amis que j’étais le roi du… vice !

Enfin, je disputais de temps à autre quelques compétitions sur les 18 trous et passais, à plus de cinquante ans, mon index (FFG) de 13 à 5. Rien que par une meilleure maîtrise des fers et du petit jeu.

Donc grâce au Pitch and Putt (mais aussi du « compact »), n’en déplaise à ses détracteurs !

Durant ces quelques années, je n’ai cessé, ainsi que mes amis et amies, de reprendre du « PLAISIR » à jouer sur ce « petit » golf.

Rien que du BONHEUR, je vous l’affirme.

Mais, il y a 3 ans, la maladie m’a rattrapé…

Acte II (à suivre)

 

JF GRELET

 

* Illusionniste du siècle dernier (1879-1926), Harry Houdini est considéré par ses pères, comme un modèle et même le plus grand des illusionnistes.

* La bernique est le nom breton d’un mollusque comestible à coquille conique qui se fixe aux rochers. La bernique est plus communément appelée patelle.

Acte II

Scène I

La fureur de vaincre…

 

« Lutter » contre la maladie est très complexe et n’est pas un vain mot.

Il est évident que face à la maladie, la guérison est intimement liée aux médicaments et aux immenses progrès de la médecine.

J’eus la chance, après l’échec du traitement initial, d’avoir droit à une nouvelle thérapie, l’immunothérapie, et elle a fortement contribué à ma rémission.

Mais tout attendre des médicaments (quand la maladie n’est pas encore trop avancée) n’est pas toujours suffisant. J’ai vu trop d’ami(e)s ou de connaissances baisser trop rapidement les bras, se laisser aller et malheureusement nous quitter.

Je pense que la force de l’esprit et le mental sont complémentaires des médicaments, ce qu’il ne faut pas négliger.

Aussi pour moi, le plus important était de ne surtout pas me laisser abattre, et encore moins accepter la fatalité.

Ma force ? la fureur de vaincre… j’avais en moi un « Bruce Lee » qui sommeillait ! Et le croire n’était pas si (Kung)... fou que cela.

Ma thérapie ? Le golf...

Donc sitôt mes traitements administrés, je courais faire du golf et m’entraînais au petit jeu.

Mes pensées étant prises par ces derniers, j’avais ainsi remarqué que j’étais moins sensible aux effets secondaires et délétères des puissants traitements que l’on m’administrait.

Mieux, le golf et l’immunothérapie se montrèrent redoutablement efficaces sur mon mal. Et aujourd’hui je suis en rémission complète.

Miracle grâce aux progrès de la médecine ? Sans aucun doute.

Miracle du golf ? J’y crois.

Je reste intimement convaincu que ce sport passion a fortement contribué à ma présence parmi vous encore aujourd’hui.

Mais j’ai eu de la chance…

Mes pensées et mon esprit vont vers ceux qui n’ont pas eu cette chance et sont partis à tout jamais.

Mes pensées et mon esprit étant très positifs, les traitements, le golf et moi, nous avons gagné.

Je pense même (très sérieusement ?), au vu de mes résultats, que la sécu devrait envisager de prendre en charge… nos abonnements golfiques !

 

Scène II

Errare humanum est.

 

Après l’échec du traitement initial, j’étais persuadé qu’il ne me resterait plus beaucoup de temps... pour jouer.

Aussi je me suis imaginé que prendre un abonnement sur un plus grand parcours (de la région nantaise) me permettrait de continuer à m’amuser et prendre du plaisir. Et qui sait, encore progresser.

Je pensais également que ce serait pour moi l’ultime occasion de rejouer sur ce que la grande majorité des golfeurs pensent être... le « vrai golf ».

Erreurs graves.

En effet, au début, quand j’étais en forme, sur le 18 trous, je jouais très bien et faisais des scores de ouf. Proches du par.

J’avais atteint un niveau de golf que je ne pensais jamais pouvoir atteindre... quelques années plus tôt. J’étais sûr de mon jeu. Je prenais beaucoup de plaisir et m’amusais comme un petit fou.

Puis, plus je jouais sur le parcours, moins je m’entraînais. Au grand comme au petit jeu.

Je n’allais presque plus au practice, trop pressé que j’étais de jouer sur le 18 trous.

Résultat, je ne suis plus parvenu à baisser de façon significative mon index et mon grand jeu n’a pas progressé, ni dans la longueur ni dans la précision, bien au contraire.

 

 

Scène III

Putting or not putting...

 

Le seul secteur dans lequel je m’entraînait encore était le putting, et dans une moindre mesure le chipping.

Il est vrai que j’adore le putting.

Je suis capable de m’y entraîner des heures durant.

Ce d’autant que je sais que le putting représente 50% des coups de golf.

En effet, pour ceux qui l’ont oublié, (je vous rappelle que) sur chaque green vous avez deux coups pour rentrer la balle dans le trou. Ceci multiplié par 18 trous (pour un par 72), fait la moitié des coups.

Je constate malheureusement que la quasi-totalité des joueurs ont dû l’oublier.

Pourquoi ? Parce que je vois très rarement des golfeurs s’y entraîner assidûment.

J’entends déjà d’ici vos cris d’indignation. « Mais si ! Je vais toujours m’entraîner au putting » …

C’est vrai, mais juste avant de faire un parcours, ou une compétition !

Désolé, mais est-ce vraiment un entraînement que de tester les greens et la roule juste avant de prendre un départ ?

Quand vous venez vous entraîner au practice, est-ce que c’est pour 2 à 3 minutes ?

Non ! Évidemment ! Votre entraînement, vous le faites, avec 1 ou 2 seaux, donc vous y passez une demi-heure, voire une heure.

Eh bien, consacrez autant de temps pour vous entraîner sur le putting-green à putter et chipper, vous verrez la différence…

C’est dommage cette drôle de manie que nous avons tous, nous les golfeurs, de négliger l’essentiel.

Avec une idée fixe, toujours taper dans la balle le plus fort possible et partir des départs les plus reculés.

Et ceci est valable autant au practice que sur le parcours.

Mais même moi, qui le sais et surtout le dis, je cède bien trop souvent, aux sirènes de la tentation !

 

Scène IV

Distinguer le vrai du faux…

 

Je disais un peu plus haut que pour certains golfeurs, le parcours 18 trous grandeur XXL, était du « vrai » golf.

Aussi prétendre qu’il existerait un « vrai » golf, sous-entendrait qu’il en existe également un « faux » (golf) !!!

Donc si je comprends bien ces golfeurs, le « vrai » golf, serait plutôt celui des frappeurs, celui du grand jeu. Et par opposition le « faux » golf, serait celui du petit jeu. Et par déduction, le Pitch and Putt.

Penser de la sorte est à mon avis une erreur car les deux sont complémentaires. Et ne devraient jamais être dissociés, ni mis en opposition.

Chacun a sa place sur un parcours de golf et mieux vaut savoir maîtriser l’un comme l’autre.

Donc à ceux qui pensent cela, je leur adresserais volontiers un « carton jaune ».

En terme golfique je dirais même qu’ils viennent de faire un « hors-limite ».

Autrement dit, ne penser qu’à frapper fort dans balle est une « sotte…quête *», (qui conduit d’ailleurs souvent au hors-limite).

Que l’on puisse penser cela du Pitch and Putt m’attriste profondément.

Cet ostracisme me rend même malade.

Comme si j’en avais encore besoin !

 

 

Scène V

C’est l’histoire d’un(e) Mec(que).

 

Ce que le joueur de golf lambda ignore, c’est que le Pitch and Putt n’est pas simplement une vue de l’esprit de quelques illuminés.

Ce n’est pas non plus une annexe du golf ou un truc destiné à des joueurs ne pouvant pas encore ou plus jouer sur un « grand » parcours.

C’est bien plus que cela. C’est du golf, du vrai.

Mais du golf beaucoup plus accessible, dans tous les sens du terme, que nos parcours de 5600 mètres et plus.

Ce qui fait que le Pitch and Putt est reconnu par la Mecque du golf.

Le « Royal et Ancien » de St Andrews.

Vous savez, ce lieu où ils ont inventé le golf et où ils éditent toutes les règles de notre sport préféré.

D’ailleurs, le saviez-vous ?

Trois disciplines de golf sont reconnues par St Andrews.

Le golf (grand format) comme nous le connaissons tous.

Le golf sur Pitch and Putt. Avec 9 ou 18 trous. Que des pars 3 de courtes distances. Le parcours ne pouvant excéder 1200 mètres. Soit une soixantaine de mètres en moyenne par trou. Du petit jeu, quoi !

Et enfin le mini-golf (encore plus petit jeu, le putting)

Possible aussi que dans un proche avenir le « long drive » soit également reconnu.

Finalement, vous le voyez, tous les secteurs du jeu du golf sont représentés par ces 4 disciplines. Le drive, le petit jeu et le putting. Le golf, n’étant que la synthèse des trois autres.

Ce qui veut aussi dire que le Pitch and Putt, que tant de golfeurs dénigrent, est officialisé par les instances internationales et fait l’objet de joutes à l’échelle planétaire.

À réfléchir…

 

 

Acte III (à suivre).

 

JF GRELET

 

 

*La sotte… quête est bien entendu un jeu de mots et une allusion à la « socket » qui est le pire ennemi du golfeur.

En effet ce très mauvais coup consiste à frapper la balle avec ce que l’on appelle « le hostel » (partie en forme de tube qui rejoint le manche au club) et non la face de la tête du club. Il en résulte une balle qui part directement à droite avec, en plus, un effet gauche droite qui vous enverra inévitablement dans le décor.

C’est un coup catastrophique pour la carte, mais il paraît que c’est aussi le mauvais coup des bons joueurs. Alors…